Types de haschich : combien il en existe, comment ils sont fabriqués et ce qui les distingue

Le haschich est l'un des plus anciens concentrés de cannabis au monde, et il existe de nombreux types de haschich, qui se distinguent par leur provenance, leur méthode d'extraction et leur pressage. Du haschich marocain au bubble hash moderne, en passant par le charas, le dry sift ou le rosin, chaque technique donne une texture, une couleur, un arôme et une puissance différents.
Au fil de l'histoire, chaque région a mis au point sa propre méthode pour extraire et travailler la résine de cannabis. Dans ce guide, nous passons en revue les principaux types de haschich, leur mode de production et leurs caractéristiques, y compris le seul type légal en France : la résine CBD, élaborée à partir de fleurs de chanvre à très faible teneur en THC.
Et si vous souhaitez comprendre ce qu'est le haschich, ses effets ou comment reconnaître un haschich de qualité, nous développons tout cela dans notre guide complet du haschich. Et si vous voulez aller droit à la meilleure option quasiment sans THC, nous avons réuni les meilleures résines CBD comparées.
Combien existe-t-il de types de haschich ?
Il n'en existe pas un nombre fixe : on connaît des dizaines de types de haschich dans le monde, mais presque tous peuvent se classer de trois façons, selon la manière dont la résine est obtenue et travaillée :
- Selon leur provenance : marocain, afghan, pakistanais, népalais, libanais…
- Selon leur méthode d'extraction : avec ou sans solvants (charas, dry sift, bubble hash, rosin, BHO…).
- Selon leur pressage et leur texture : pollen, plaque ou savonnette, olive…
La résine se concentre dans les trichomes du cannabis, où s'accumulent les cannabinoïdes (THC, CBD, CBN) et les terpènes comme le myrcène, le linalol, le caryophyllène ou le pinène. C'est pourquoi le haschich est plus puissant que la fleur elle-même : il concentre le meilleur de la plante.
Types de haschich selon leur provenance
Historiquement, on distingue le haschich selon son pays d'origine, car la variété typique de chaque région comme la méthode d'extraction de la résine changent d'un territoire à l'autre. Voici les hash les plus mythiques selon leur origine :
Haschich marocain
C'est le type de haschich le plus répandu en Europe et en Espagne, en raison de la proximité du Maroc avec le continent. Par tradition, il a toujours été considéré comme l'un des meilleurs du monde. La technique la plus utilisée au Maroc est le tamisage : on place les fleurs sèches sur un tamis que l'on frappe avec une baguette pour que la résine se détache et passe à travers. Le pollen, ou kief, ainsi obtenu est pressé à chaud pour prendre la forme d'une plaque de haschich ou d'une boule. En raison de cette technique, il est connu à l'international sous le nom de dry hash.
Selon la variété, le tamisage et le pressage, on en trouve plusieurs types :
- Haschich blond : aussi appelé pollen blond. Sa teinte claire, moutarde, s'explique par des variétés pauvres en THC et par un tamisage et un pressage légers. Goût et effet légers.
- Haschich rouge : plus puissant que le blond, il provient de variétés du Rif plus riches en THC. Couleur plus foncée et plaque plus compacte.
- Haschich noir ou hardala : texture noire, collante et malléable. Il provient généralement de la région de Ketama.

Haschich afghan
L'Afghanistan est l'un des berceaux du cannabis : on pense que l'indica est originaire de la région montagneuse de l'Hindou Kouch. Sa méthode ressemble à la méthode marocaine, en plus complexe : la résine passe par plusieurs tamis, le pollen est pressé lentement avec de l'eau ou du thé sur une plaque chaude, puis séché dans des peaux. Le processus peut durer des semaines, voire des mois, jusqu'à obtenir une consistance pâteuse et dense, proche du caramel, de couleur noire. Il est très puissant.
Haschich pakistanais
Voisine de l'Afghanistan, avec lequel elle partage la chaîne de l'Hindou Kouch, cette région est elle aussi réputée pour son haschich, élaboré de façon similaire et séché pendant des mois dans des peaux de bêtes. Il est de couleur noire, avec un goût fort, épicé et âpre, et un effet puissant et sédatif.
Haschich népalais
Cette région de l'Himalaya est un autre berceau du cannabis, qui y pousse à l'état sauvage. Son haschich est élaboré selon la technique du charas (comme en Inde) : on frotte les têtes entre les mains pour que la résine y adhère, puis on la détache des doigts. Le résultat est une boule collante et crémeuse, assez puissante, même si sa fumée est moins dense que celle des régions voisines.

Haschich libanais
Le Liban a une longue histoire avec le haschich et produit aujourd'hui d'énormes quantités de résine. Le haschich libanais présente une teinte jaune ou rouge, qui tient à ses variétés et au séchage des fleurs en plein air. Le jaune, issu de plantes plus jeunes, donne un effet plus cérébral ; le rouge, issu de plantes mûres, est plus narcotique.
D'autres pays au haschich emblématique
D'autres régions sont célèbres pour leur haschich : le hash indien, lui aussi obtenu par la technique du charas (comme celui du Cachemire ou le très prisé Malana), le hash turc ou le hash néerlandais, les Pays-Bas étant le berceau du bubble hash moderne.
Types de haschich selon la méthode d'extraction
On peut classer les types de hash selon la façon dont la résine est séparée. Il existe deux grandes familles : sans solvants (méthodes manuelles ou mécaniques) et avec solvants (substances qui dissolvent la résine). Nous détaillons chaque technique dans notre guide des extractions de cannabis et dans notre article sur la fabrication du hash CBD.
Extractions sans solvants (haschich traditionnel)
- Charas : on frotte la fleur — sur pied ou sèche — entre les mains jusqu'à ce que la résine adhère à la peau. Lorsqu'on utilise la plante vivante, il conserve des monoterpènes volatils qui disparaissent presque entièrement au séchage. Au Népal, il donne les légendaires temple balls, des boules affinées à la main au brillant presque miroir.
- Le dry (dry sift) : le « dry » est le haschich obtenu en tamisant la fleur à sec pour en séparer les trichomes (le kief), que l'on presse ensuite. Dans le milieu, on l'appelle simplement « le dry ». C'est l'un des plus propres et des plus naturels : plus le tamis est fin (moins de microns), plus la pureté est élevée, jusqu'au très recherché full melt, qui fond sans laisser de résidu. Nous l'expliquons en détail dans Dry sift : qu'est-ce que c'est et comment le fabriquer, et vous pouvez découvrir notre pollen dry sift CBD.
- Bubble hash, ice-o-lator ou water hash : on utilise de l'eau très froide et de la glace pour rendre la résine cassante et la séparer, puis on la filtre à travers des sacs de différents microns. La technique a été popularisée par Mila Jansen, la reine du haschich, avec l'Ice-O-Lator. Le hash à l'eau le plus propre a une teinte claire (le fameux haschich blanc) et, affiné à froid (technique de la piattella), il prend une texture crémeuse. Pour en savoir plus : Bubble hash et Ice-o-lator, ou découvrez le Bubble Hash CBD et l'Iceolator 60 % CBD.
- Rosin : on presse la fleur (ou le hash lui-même) à chaud et sous pression, sans solvants, pour libérer la résine. Le live rosin, fabriqué à partir de matière fraîche congelée, est l'un des plus aromatiques.

Extractions avec solvants
- BHO (Butane Hash Oil) : utilise le gaz butane comme solvant. Selon la purge, on obtient du shatter, du wax, du budder, du crumble ou de la live resin. Les moonrocks, en revanche, sont des fleurs enrobées d'extrait et de pollen. Très puissant, mais dangereux en dehors d'un circuit fermé professionnel.
- CO2 supercritique et autres : des machines amènent le CO2 à un état intermédiaire entre gaz et liquide pour extraire la résine. On utilise aussi le propane (PHO), l'éthanol (QWET) ou l'éther diméthylique (DME).

Comparatif des méthodes d'extraction
Méthode | Solvants | Sécurité | Puissance |
|---|---|---|---|
Charas | Non | Élevée | Moyenne |
Dry sift | Non | Élevée | Moyenne à élevée |
Bubble hash | Non | Élevée | Élevée |
Rosin | Non | Élevée | Très élevée |
BHO | Oui | Faible | Très élevée |
CO2 supercritique | Oui | Moyenne | Très élevée |
Types de haschich selon le pressage et la texture
Enfin, on peut distinguer les types de hash selon la façon dont la résine est pressée :
- Pollen ou kief : résine peu ou pas pressée, très appréciée pour sa pureté. Il présente une teinte jaunâtre.
- Plaque ou savonnette : le format le plus courant, pressé à chaud ; la couleur et la texture varient selon la variété et le pressage.
- Olive : elle doit son nom à sa forme. C'est du haschich très pressé en petites portions ; historiquement, on le compactait ainsi pour l'avaler et passer les contrôles douaniers. C'est l'un des formats qui intriguent le plus ceux qui commencent à distinguer les types de haschich.
Quel type de haschich choisir ?
Le choix dépend de votre expérience et de ce que vous recherchez :
- Si vous débutez : un pollen ou un dry sift doux, de puissance moyenne.
- Si vous recherchez l'arôme et la puissance : un bubble hash ou un ice hash, surtout s'il est live.
- Si vous voulez rester dans la légalité, quasiment sans THC : la résine CBD.
Nous comparons les options quasiment sans THC dans notre comparatif des meilleurs hash CBD.
Résine CBD : le seul type de haschich légal en France
La résine CBD est le seul type de haschich légal en France, car elle est élaborée à partir de fleurs CBD à très faible teneur en THC. Elle offre tout le rituel et l'arôme du hash traditionnel, mais sans la défonce du THC ni le risque d'acheter un produit coupé sur le marché noir. Chez Cannactiva, vous pouvez acheter du hash CBD élaboré à partir de nos fleurs CBD à très faible teneur en THC.
Une bonne partie des connaissances modernes sur le haschich artisanal — l'affinage, le full melt ou les temple balls — revient à des maîtres comme Frenchy Cannoli, qui a consacré sa vie à faire revivre l'art traditionnel de la résine.
Questions fréquentes sur les types de haschich
Le hash CBD fait-il planer ?
Non. Comme il est élaboré à partir de fleurs riches en CBD et quasiment sans THC, il ne produit pas d'effet psychotrope ; il procure une sensation de détente, pas la « défonce ».
Quel est le type de haschich le plus puissant ?
Parmi les haschichs traditionnels, l'afghan et le pakistanais ; parmi les modernes, le rosin et le BHO, qui concentrent la plus grande quantité de cannabinoïdes.
Qu'est-ce que le « dry » ou dry hash ?
C'est le haschich obtenu par tamisage à sec (dry sift) : on sépare les trichomes de la fleur sèche, puis on les presse. Dans le milieu, on l'appelle simplement « le dry », et c'est l'un des haschichs les plus propres et les plus naturels, puisqu'il ne fait appel à aucun solvant.
Qu'est-ce que le haschich blanc ?
C'est le bubble hash le plus pur, de teinte claire, presque blanche, obtenu avec de l'eau et de la glace lorsqu'il ne reste quasiment plus de résidus végétaux. Plus il est clair et propre, plus sa qualité est généralement élevée.
Que révèle un haschich de couleur verdâtre ?
Un vert marqué trahit généralement un excès de matière végétale (chlorophylle) : tamisage insuffisant ou matière première trop riche en feuilles. Cela se traduit par un goût plus âpre, « herbeux », une fumée qui brûle au lieu de fondre (pas de full melt) et une concentration réelle en cannabinoïdes plus faible. Un bon haschich tire vers des teintes blond/doré (pollen, marocain jeune), brun cannelle (plaque) ou brun foncé/noir (afghan affiné). Une légère pointe verdâtre sur un pollen frais n'est pas toujours mauvais signe, mais un vert évident l'est : le vert ne vient pas de la résine, il vient de la plante.
Quelle différence entre le pollen et le haschich ?
Le pollen (kief) est la résine en vrac, non pressée ; le haschich, c'est ce même pollen pressé en plaque, en boule ou en olive.
Comment conserver le haschich ?
Dans un récipient hermétique, à l'abri de la lumière, de la chaleur et de l'humidité, pour préserver ses terpènes et son arôme. Nous l'expliquons pas à pas dans notre guide pour bien conserver le haschich.



